Sanction d’une absence injustifiée : avertissements et blâme

avertissements et blâmeLa sanction disciplinaire pour absence injustifiée n’est pas une procédure systématique. Cette absence injustifiée, définie comme une absence non autorisée par l’employeur ou non justifiée, doit répondre à certaines exigences pour être sanctionnée disciplinairement. L’employeur doit au préalable suivre plusieurs formalités. Le point dans cet article.

L’avertissement en cas de silence ou d’absence de justification de l’absence

Au-delà du délai légal des 48 heures, l’employeur qui n’a aucune nouvelle du salarié absent doit lui envoyer un courrier recommandé avec avis de réception le mettant en demeure de justifier son absence ou de reprendre son poste.

Si le salarié ne revient pas ou ne justifie pas son absence dans un délai supérieur à 4 jours, l’employeur est en droit de le sanctionner par un avertissement ou un blâme.

Il ne peut en aucune manière le licencier pour faute lourde à ce moment. Ce n’est que dans le cas où le salarié se mure dans le silence que l’employeur peut le licencier.

Points à respecter pour sanctionner le salarié par un avertissement

Il est important de retenir que l’absence de moins de 4 jours, même si elle est injustifiée, ne constitue en aucune manière un abandon de poste de la part du salarié. L’unique sanction possible si le salarié revient est donc un avertissement.

Ce n’est que dans l’hypothèse où les avertissements s’accumulent que l’employeur pourra décider d’un licenciement. Un salarié absent qui ne justifie pas son arrêt de travail et qui revient dans l’entreprise peut donc être sanctionné, à condition que la sanction soit proportionnée et que l’employeur ait toutes les cartes en mains pour prouver le préjudice subi.

Si le salarié revient sans avoir donné de justification de son absence, l’employeur ne peut pas lui faire récupérer ses heures. Ces dernières devront être déduites du salaire.

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