Arrêt de travail : un accroissement continu du taux d’absentéisme en 2017

L’arrêt de travail peut être dû à plusieurs causes, mais la responsabilité du salarié reste le même. Actuellement, le nombre d’employés en arrêt travail ne cesse d’augmenter de jour en jour.

En effet, la 10è proclamation du taux d’absentéisme étudié par le cabinet Ayming, en collaboration avec le groupe d’assistance social AG2R La Mondiale, montre une élévation constante du baromètre d’absentéisme, avec de fortes inégalités dans chaque zone d’activité.

Les diverses causes d’un arrêt travail

Un arrêt travail marque une pause temporaire dans le travail d’un salarié au niveau de son lieu de sa société. Voici les différentes formes qu’elle peut avoir :

  • Arrêt maladie : seul le médecin peut en donner l’ordre, selon l’état de santé de l’employé. Une fois que ce dernier a pris connaissance de l’ordonnance de son médecin, il a l’obligation de le communiquer à son employeur et à la sécurité sociale, dans un délai de 48 heures. Ce n’est qu’à partir du 3è jour d’absence que la sécurité sociale prend en charge l’indemnisation, c’est ce qu’on appelle communément sous le nom de jour de carence.
  • Accident de travail ou imprévu professionnel : quand un salarié tombe malade pendant ou à cause de son travail. Dans ce cas-ci, la branche AT-MP de la Sécurité sociale intervient dès le premier jour d’absence en s’occupant de l’indemnisation. Les frais médicaux sont entièrement remboursés.
  • Grève : c’est une forme particulière d’arrêt travail.

Les responsabilités de l’employé en cas d’un arrêt travail

  • Dans le cas d’une absence pour cause de maladie, l’employé doit prévenir son employeur dans les 48 heures qui suivent l’arrêt de travail. À cet effet, il lui envoie le volet 3 de l’avis d’absence, en y ajoutant expressément le numéro de téléphone sur lequel il sera joignable.
  • Si imprévu il y a, alors le salarié doit l’annoncer à son responsable dans les 24 heures. À son tour, celui-ci doit aussi en référer au niveau de sa CPAM, dans les 48 heures, et remettre un certificat d’accident à l’employé en question.
  • La déclaration d’une maladie professionnelle doit être effectuée, dans les 15 jours qui suivent l’absence du salarié.
  • Pour les grèves, l’employé a l’obligation d’exposer les réclamations de son action avant de commencer la grève. Pour cela, il lui faut prévenir son employeur 48 heures avant le début de la grève.

Élévation incessante du baromètre d’absentéisme avec de fortes inégalités

La 10e étude d’Ayming-AG2R La Mondiale, étale que le taux d’arrêt de travail est passé de 4,59 % (2016) à 4,72 % en 2017. Ce qui équivaut en moyenne à 17,2 jours d’absences/ an /salarié en 2017, contre 16,8/ an / salarié en 2016.

Les résultats de cette enquête montrent un grand écart selon :

  • Les zones de travail : les divisions de la Santé, l’Industrie et du Commerce ont un taux d’absence en élévation, à l’opposé de la zone des services continue qui est en diminution.
  • Les genres : les hommes sont moins absents que les femmes avec respectivement 3,54 % et 5, 30 % de taux d’absence.
  • Les régions : le taux est en hausse dans les régions avec un taux de chômage élevé. Tandis qu’il est en baisse dans les Hauts-de-France et dans les DOM-TOM.
  • L’âge des employés : d’après cette enquête l’absence des jeunes est moins longue, mais fréquente. À l’opposé de celui des aînés, qui sont rarement absents, mais avec une durée plus longue.
Arrêt de travail : un accroissement continu du taux d’absentéisme en 2017

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